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Donner un statut au berger d’alpage

Mieux encadrer la durée du travail des bergers, la rémunération et les primes liées à l'isolement et la pénibilité. Telle est l'ambition de la proposition de loi déposée par Sophie Ricourt Vaginay, députée (UDR) dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Une proposition de loi déposée au début de mars à l’Assemblée nationale vise à mieux encadrer le statut des bergers d’alpage, pilier de l’agriculture de montagne et de la gestion durable des estives.

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Aujourd’hui, le berger d’alpage est assimilé à un salarié agricole saisonnier, mais il n’a aucune reconnaissance spécifique dans la loi. Sophie Ricourt Vaginay, députée de l’Union des droites pour la République (UDR) dans la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence, souhaite que cela change. Elle a déposé le 3 mars 2026 une proposition de loi qui vise à donner un statut juridique au berger d’alpage.

Encourager la formation

Cette proposition de loi a pour objet d’encadrer le contrat de ces bergers d’alpage, la durée du travail, la rémunération et les primes liées à l’isolement et à la pénibilité. L’ambition du projet est aussi de garantir les conditions d’hébergement et de sécurité, mais aussi de mettre en place un certificat de spécialisation et d’encourager la formation.

Le projet de loi prévoit une expérimentation de ces dispositions avec un suivi annuel sur trois saisons d’estive et une évaluation par le Parlement. Pour Sophie Ricourt Vaginay, le développement de ce cadre légal permettra non seulement de préserver un métier emblématique du patrimoine rural français, mais également d’assurer le soutien aux filières pastorales.

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